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L’investissement touristique n’a jamais été aussi dynamique à Marrakech. L’enchaînement des chantiers de construction d’unités hôtelières ou de villages de vacances est visible dans les quatre coins de la ville. «Marrakech est perçue actuellement comme une destination de confiance», affirme Abdelatif Kabbaj, président du CRT. Comme son prédécesseur, le nouveau wali de Marrakech, Mounir Chraïbi a eu la main heureuse.

Dans la zone hôtelière de l’Agdal un projet de la CDG (Caisse de dépôt et de gestion) a donné le ton. Tous ces chantiers sont activés en ce début 2006. A priori, les travaux des 14 hôtels et 25 maisons d’hôtes ont démarré. Ils devront augmenter de 7.000 lits la capacité litière de Marrakech qui est de 40.000 actuellement. Le cap de 50.000 lits sera certainement atteint avant les délais, c’est-à-dire avant l’échéance 2010, fixés comme date butoir par les accords de tourisme. Les promoteurs immobiliers suivent ce positionnement et investissent tout au long des routes d’Ourika et d’Amezmiz. Les prix du foncier ont grimpé. L’hectare qui valait, il y a à peine 3 ans, 300 à 500.000 DH sur les deux sites, est passé au-dessus de la barre de 2 millions de DH en 2005.

Apparemment, pour 2006, la demande internationale continuera sa pression et va entraîner une flambée des prix. Pour le gouverneur de la province de Tahanaout, Mohamed Ichnnaren, «cette extension de la ville rouge vers sa montagne est bien logique. Marrakech a atteint le stade ou elle doit s’appuyer sur son arrière-pays». De fait, ce développement immobilier est un atout majeur pour la consolidation de la destination Marrakech, comme ce fut le cas pour celles qui ont émergé durablement à l’instar de la Costa Del Sol en Espagne ou le sud-est de la France.


Marché international

Et comme une destination ne dure pas très longtemps sans animation, tous les efforts sont déployés dans ce sens. Marrakech a retenu les leçons des années 80. Si la ville est une référence sur le marché international, il lui manquait encore ce petit plus qui fait revenir cinq, dix fois les touristes vers la même destination: l’animation. Sur ce plan aussi, le retard est en train d’être comblé. Près d’une centaine de restaurants, de lounges ont vu le jour en moins de deux ans. Du reste, élus et Conseil régional du tourisme s’activent pour attirer des évènements capables de drainer davantage de touristes.
«La ville doit tourner avec au moins 12 festivals par an, tout en essayant de créer des synergies avec les autres villes de la région», indique Abdelali Doumou, président de la région Tensift-Haouz. Pour cet objectif, l’on n’écarte pas la création d’une fondation qui organisera tous les festivals de la région. Pour 2006, la région est en train de finaliser l’organisation d’un festival de Jazz qui impliquera aussi bien Marrakech qu’Essaouira. La manifestation sera parrainée par le majestueux Montreux Jazz. Rien que cela!


A ciel ouvert

«Il n’y a pas de secret pour qu’une ville touristique marche: à un lit doit correspondre un siège», déclare Abdellatif Kabbaj, président du CRT. Soit 45 vols par jour pour répondre à la capacité hébergement de la ville ocre. Avec son deuxième million de passagers, l’aéroport de Marrakech en est à peine à 60 vols par semaine avec des week-end de hautes saisons où le mouvement de vols peut dépasser la centaine par jour (le 30 et 31 décembre dernier par exemple). Malgré tout, l’offre aérienne ne pose plus de gros problèmes pour Marrakech, notamment avec les récents accords Open sky. Tout récemment, Air France a doublé ses capacités pour la ligne Paris-Marrakech. Il faut dire aussi que l’ouverture du ciel aérien s’est faite avant l’heure avec l’arrivée de compagnies low-cost comme Aigle Azur, Atlas Blue, Corsair, Air Europa, TUI, Air Iberia.


L’arrivée de ces compagnies parviendra-t-elle à réduire l’équation assez difficile: celle d’adapter les prix de l’aérien aux périodes de basses saisons. La basse saison à Marrakech coïncide malheureusement avec les hautes saisons pour les compagnies aériennes et les tarifs élevés rendent difficiles des packages attractifs capables d’attirer du monde. (source: L'économiste, www.maroc-loc.com/contcate-quoi-de-neuf-7,37,1.html).








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